jeudi 20 décembre 2012

Valise de fin du monde

<Mode sceptique on>

Demain je pars pour 10 jours de vacances avec 2 jours de ski, 4 fêtes de Noël et un jour de l’an. 
Soit une valise vraiment (vraiment) casse-tête à faire ce soir.

D’un autre côté, si c’est la fin du monde demain matin, aucune utilité à s’énerver à choisir les tenues à l’avance…

Tout cela me laisse sceptique ! Qu’en pensez-vous ?!

<Mode sceptique off>

mercredi 19 décembre 2012

La vieille rabat joie


<Mode personne âgée on>

Décembre c’est l’époque des stagiaires. Pas ceux qui sortent de la fac ou de l’école à qui on peut refiler le boulot contraignant, non non. Ceux qui sortent du collège : des 3ème !

A cette époque, tu te sens grand, t’es le plus vieux au collège et même que bientôt, ben tu seras au lycée !

Cela dit, en réalité, c’est des bébés les 3ème. Ils savent pas faire grand-chose si ce n’est pianoter sur l’application facebook de leurs téléphones ! (que ça fait du bien la mesquinerie parfois)

Notre petite stagiaire à nous, elle s’en fout pas mal de ce qu’on lui raconte et de toute façon elle n’y comprend rien !

Moi : « alors ma collègue a passé 2h avec toi ce matin à t’expliquer ce qu’on faisait, tu as bien compris ? »
Elle : « euh ouais, non pas trop en fait. »
Moi : « tu as compris quoi ? »
Elle : « que vous travaillez sur des ordinateurs. »

Bon ok.

Je ne persiste pas à lui expliquer. Elle a au moins compris un truc : c’est vrai qu’on travaille sur des ordinateurs !

Toute la semaine, ma collègue lui fait rencontrer les gens issus des différents services de la boite, les commerciaux, la compta, les développeurs, qui font semblant d’être sympa et cool alors que c’est une ado boutonneuse qui les verra forcément comme des vieux cons qui font un boulot chiant…

D’un côté, elle ne peut qu’observer puisqu’on ne peut pas vraiment la faire travailler, c’est trop ardu. Tu parles d’une découverte du monde du travail.

Le but de cet article prosaïque est donc un conseil aux 3èmes, mais surtout aux profs de 3èmes  et aux parents de 3èmes : envoyez-les plutôt faire un stage manuel où ils auront de vraies tâches à accomplir et pourront finir par une belle conclusion comme celle qui avait ravi mes professeurs à l’époque :
« Après avoir passé une semaine éprouvante à ranger des décorations de Noël, faire des bouquets, arroser des plantes, passer le balai et renseigner des clients, je sais ce que je ne veux PAS faire quand je serais grande : travailler à Botanic »

Ca aura au moins servi à quelque chose !

<Mode personne âgée off>

dimanche 16 décembre 2012

Zen sous oxygène


<Mode oxygénée on>

Les smartbox, ce n’est pas trop ma tasse de thé. Je trouve ce cadeau plutôt impersonnel (sauf exception) et solution de facilité. Ca me laisse trop de choix (et trop de choix ça me laisse indécise). Puis je suis agacée d’avoir à faire l’enregistrement sur le net et les réservations.
C’est noté pour Noël ?!

Enfin de temps en temps, j’en reçois et finalement je suis contente. Ma dernière était le Pass expériences – tentation. Hum hum.
Un massage, une dégustation de macarons, un tour de kart, du classique smartbox...
Et puis au détour d’une page je vois : Bon pour 30 minutes de dégustation au bar à oxygène.
Ah oui, ça c’est original. Mais ça shoote l’oxygène non ?

Le site me dit que ça m’apporte de nombreux effets bénéfiques : revitalisation, amélioration de la qualité du sommeil, de la mémoire et de la circulation sanguine,…

Aller je teste !

Direction l’Espace Capucins dans le 1er arrondissement de Lyon. L’endroit est chaleureux, zen, ça sent bon et les canapés pour attendre sont moelleux !

C’est dans une petite mezzanine que l'on nous installe sur des grands fauteuils, qui auraient pu être plus confortables… Le principe est assez simple, on a un casque sur les oreilles avec de la musique douce et un casque autour du cou avec un micro. Ah non, ce n’est pas un micro, c’est un diffuseur bien sûr !
On peut ensuite choisir les huiles essentielles qui sont mélangées à l’oxygène que l’on inhale. Eucalyptus pour les nez bouchés (effet vicks vaporub…), citrus et pamplemousse pour l’élimination des toxines, menthe poivrée pour la digestion, etc…
Les huiles sont dans des fioles aux couleurs fluos et il faut ouvrir une valve pour libérer l’oxygène. Un petit côté chimiste bien sympa !


30 minutes à se relaxer et à respirer finalement !

Mais la question que vous vous posez évidemment maintenant c’est : Est-ce que ça fait de l’effet ?

Alors en sortant, on était zen, avec les jambes en coton et l’esprit embué. Mais sitôt dans le métro, l’effet s’est bien atténué… Et le soir, et bien j’ai mal dormi (fait assez rare chez moi) et je n’ai pas spécialement plus de facilité pour respirer ou digérer.

Peut-être faut-il le faire plus régulièrement pour sentir des effets à moyen et long terme ?

Conclusion : pour l’instant je préfère encore aller me faire faire un bon massage !

<Mode oxygénée off>

mercredi 12 décembre 2012

Coup de sang froid


<Mode abasourdie dans le froid on>

Je crois qu’on peut le dire, le monde est bancal ces derniers temps.

La France n’est pas épargnée, mal barrée avec sa population qui se radicalise. Et si l’UMP se ridiculise encore plus, ça ne fera qu’empirer les choses et aider Marine, Marion et consorts à transmettre leurs vilaines idées.

La France n’est pas épargnée, endettée jusqu’au cou, et même si je n’y comprends à peu près rien, je sais que ce n’est pas bien et que peu importe le gouvernement, on s’en sortira pas sans tout faire péter (Et ouais !) 

La France n’est pas épargnée avec des gens qui survivent dans des conditions qui devraient être bannies d’un pays comme le notre, à côté de riches qui préfèrent se barrer en Belgique plutôt que de les aider.

La France n’est pas épargnée, avec ses meurtres d’innocents (et moins innocents) contre lesquels on ne peut pas faire grand-chose car la mafia est souvent plus forte que la police.

Et pourtant la France est loin de s’en sortir le plus mal quand on pense à la charia au Mali, aux séismes à Haïti, à la guerre civile en Egypte, aux tsunamis au Japon, aux bombes en Syrie et j’en passe.

Tout ça pour dire que quand même, les journaux télévisés ont bien raison en ce moment de titrer leurs éditions à la Une : Attention, il neige.

Il est vrai que, même si la neige n’est pas chose commune en hiver (ce n’est pas comme si ça arrivait chaque année…), c’est toujours plus agréable de montrer des gens qui déneigent à grand coup de pelle que des meurtres d’innocents à grand coup de pelle.

Après tout Noël approche, il ne faut pas trop déprimer les gens, sinon ils arrêteront de consommer…

<Mode abasourdie dans le froid off>

mardi 11 décembre 2012

La bobo fraicheur


<Mode bobo on>

Avec le froid qui est là, l’heure des soupes a sonnée depuis quelques semaines déjà.

Mais les soupes en brique c’est merdique.
Et les légumes des grandes surfaces sont bien souvent fadasses.
Reste le marché à Lyon, mais les produits y arrivent par avion…


Devant cette pénurie de verdure acceptable, une seule solution m’a paru raisonnable.

Les paniers de légumes Maréchal Fraicheur, biologique et locaux, quel bonheur.
Un brin chérot mais oh combien écolo !
Je choisis ma formule sur le net, fruits, légumes, œufs ou cagettes
Et vais chercher mon panier bien garni, au point relais que j’ai choisi.


Un pas de plus chez les bobos, mais moi j’adore mes paniers bio !



<Mode bobo off>

mercredi 24 octobre 2012

La science fiction au passé simple

<Mode intello écolo on>

Des heures de plage, des heures d’avion, des heures de train. Voilà qui m’a permis, outre de bien me reposer, de lire !

J’avais récupéré chez mes parents un classique que je n’avais pas encore lu : Ravage de Barjavel.


Ou comment, en 1943, René Barjavel a écrit un roman de science fiction débutant en 2054.

Il faut rentrer dans le livre, l’écriture est complexe et les passages descriptifs sont longs. Mais passé les tournures de phrases peu usitées et rappelé le passé simple, j’ai bien aimé la première partie de l’œuvre, décrivant la vie en 2054 et les améliorations techniques multiples. Barjavel a inventé l’an 2000, assez loin de la vérité, que l’on peut maintenant analyser.

On se croirait tout de même dans un film qui pourrait être contemporain, avec des grattes ciels gigantesques, Paris accueillant 25 millions d’habitants. Tout est fabriqué au détriment de l’agriculture. Les nouvelles technologies ont pris la main sur toute activité manuelle. La nature est un peu oubliée, remplacée par des machines et des pilules.

Et puis d’un coup, c’est la catastrophe. L’apocalypse dans ce monde entièrement amélioré dans le but d’éviter le plus d’efforts possible aux humains.
Les hommes deviennent fous, commencent à s’entretuer. Et la nature se venge d’avoir été  mise de côté, elle ne les épargne pas, provocant incendies, tornades et séismes.

Certains pourront peut-être s’en sortir, je ne vous raconte pas la suite !

L’imagination de Barjavel dans ce roman est impressionnante.
En remettant ce livre dans son contexte, c’est-à-dire écrit pendant l’occupation, on peut comprendre que l’auteur ait eu des idées noires, des envies de voir tout exploser pour reprendre à zéro.

Un bon classique mais assez dur à lire, à la fois par l’écriture mais aussi par certains passages glauques qui ne siéent guère à une lectrice de nature fragile.

Néanmoins, je préférerais que mère Nature n’ait pas à prendre sa revanche ! Je confirme donc que je vais continuer à faire mon écolo bobo, je n’ai pas envie que tout pète moi !!

<Mode intello écolo off>

lundi 22 octobre 2012

Opérations cul nuls

 <Mode avec ou sans maillot on>

Pour (re)situer le contexte si vous n’avez pas suivi l’actualité très prenante de mes récits : je rentre d’une semaine de vacances aux Canaries.
Je vous passe pour l’instant les détails pourtant très intéressants des paysages désertiques et volcaniques pour m’arrêter sur le côté balnéaire de l’île de Fuerteventura.

Un matin, la décision est prise d’aller visiter le sud de l’île, et en particulier les magnifiques plages de sable fin.

Il fait beau, le sable est blanc et chaud sous mes pieds. Il y a une brise légère qui permet au soleil de ne pas brûler ma peau. L’eau est turquoise et malgré le vent, paisible. Plus en retrait de la mer, de petites dunes avec bosquets permettent de trouver des coins abrités et calmes. Les conditions ont l’air optimales pour une baignade et une bronzette dans la plus grande tranquillité.

Nous avançons au milieu des dunettes à la recherche de l’endroit parfait pour étendre nos serviettes de plage. Quand tout à coup, un couple entièrement nu entre dans notre champ de vision. Bien sûr, ils sont vieux et désagréables à regarder.
Enfin, nous passons notre chemin en baissant les yeux. Au détour d’une autre dune, un autre groupe de personnes dans la force de l’âge, complètement nus.

«Oups, sommes-nous sur une plage naturiste ? »

Nous repartons en direction de la plage, en comprenant mieux l’intérêt des bosquets camouflants ! Et sur le bord de mer, des gens en maillots, voire habillés. 

« Non visiblement, c’était juste quelques personnes qui se sentaient un peu trop serrées… Si ils restent dans les vallons, ce n’est pas tellement gênant ». 

Et puis voilà un homme, nu, qui se promène les pieds dans l’eau. Et puis un homme et une femme sortent de l’eau, sans maillots… 

Nous ne pouvons regarder nulle part sans rougir, il y a des culs-nus partout (et encore si ce n’était que des culs…). Et toujours pas les plus agréables à regarder.
Nous réussissons quand même à trouver un petit endroit calme dans les dunes, pour éviter d’avoir une vision périphérique de culs-nus.

Bon à savoir donc : sur les plages du sud de Fuerteventura, le port du maillot est loin d’être obligatoire, c’est noté !

Un autre jour, une autre plage, au nord de l’île cette fois, encore quelques vieux culs-nus, au milieu des familles. Un homme joue dans l’eau avec ses trois enfants d’une dizaine d’année, ils sont tous nus.
C’est donc coutume locale et cela ne choque personne. Culs-nus et culs-maillotés cohabitent sur toutes les plages.

A force, nous nous y sommes habituées et une deuxième visite d’une plage du sud, avec dunes pour se dissimuler un peu, nous a fait adopter les coutumes locales : de la crème sur les parties toutes blanches et c’est parti pour la liberté ! 

<Mode avec ou sans maillot off>