mercredi 24 octobre 2012

La science fiction au passé simple

<Mode intello écolo on>

Des heures de plage, des heures d’avion, des heures de train. Voilà qui m’a permis, outre de bien me reposer, de lire !

J’avais récupéré chez mes parents un classique que je n’avais pas encore lu : Ravage de Barjavel.


Ou comment, en 1943, René Barjavel a écrit un roman de science fiction débutant en 2054.

Il faut rentrer dans le livre, l’écriture est complexe et les passages descriptifs sont longs. Mais passé les tournures de phrases peu usitées et rappelé le passé simple, j’ai bien aimé la première partie de l’œuvre, décrivant la vie en 2054 et les améliorations techniques multiples. Barjavel a inventé l’an 2000, assez loin de la vérité, que l’on peut maintenant analyser.

On se croirait tout de même dans un film qui pourrait être contemporain, avec des grattes ciels gigantesques, Paris accueillant 25 millions d’habitants. Tout est fabriqué au détriment de l’agriculture. Les nouvelles technologies ont pris la main sur toute activité manuelle. La nature est un peu oubliée, remplacée par des machines et des pilules.

Et puis d’un coup, c’est la catastrophe. L’apocalypse dans ce monde entièrement amélioré dans le but d’éviter le plus d’efforts possible aux humains.
Les hommes deviennent fous, commencent à s’entretuer. Et la nature se venge d’avoir été  mise de côté, elle ne les épargne pas, provocant incendies, tornades et séismes.

Certains pourront peut-être s’en sortir, je ne vous raconte pas la suite !

L’imagination de Barjavel dans ce roman est impressionnante.
En remettant ce livre dans son contexte, c’est-à-dire écrit pendant l’occupation, on peut comprendre que l’auteur ait eu des idées noires, des envies de voir tout exploser pour reprendre à zéro.

Un bon classique mais assez dur à lire, à la fois par l’écriture mais aussi par certains passages glauques qui ne siéent guère à une lectrice de nature fragile.

Néanmoins, je préférerais que mère Nature n’ait pas à prendre sa revanche ! Je confirme donc que je vais continuer à faire mon écolo bobo, je n’ai pas envie que tout pète moi !!

<Mode intello écolo off>

lundi 22 octobre 2012

Opérations cul nuls

 <Mode avec ou sans maillot on>

Pour (re)situer le contexte si vous n’avez pas suivi l’actualité très prenante de mes récits : je rentre d’une semaine de vacances aux Canaries.
Je vous passe pour l’instant les détails pourtant très intéressants des paysages désertiques et volcaniques pour m’arrêter sur le côté balnéaire de l’île de Fuerteventura.

Un matin, la décision est prise d’aller visiter le sud de l’île, et en particulier les magnifiques plages de sable fin.

Il fait beau, le sable est blanc et chaud sous mes pieds. Il y a une brise légère qui permet au soleil de ne pas brûler ma peau. L’eau est turquoise et malgré le vent, paisible. Plus en retrait de la mer, de petites dunes avec bosquets permettent de trouver des coins abrités et calmes. Les conditions ont l’air optimales pour une baignade et une bronzette dans la plus grande tranquillité.

Nous avançons au milieu des dunettes à la recherche de l’endroit parfait pour étendre nos serviettes de plage. Quand tout à coup, un couple entièrement nu entre dans notre champ de vision. Bien sûr, ils sont vieux et désagréables à regarder.
Enfin, nous passons notre chemin en baissant les yeux. Au détour d’une autre dune, un autre groupe de personnes dans la force de l’âge, complètement nus.

«Oups, sommes-nous sur une plage naturiste ? »

Nous repartons en direction de la plage, en comprenant mieux l’intérêt des bosquets camouflants ! Et sur le bord de mer, des gens en maillots, voire habillés. 

« Non visiblement, c’était juste quelques personnes qui se sentaient un peu trop serrées… Si ils restent dans les vallons, ce n’est pas tellement gênant ». 

Et puis voilà un homme, nu, qui se promène les pieds dans l’eau. Et puis un homme et une femme sortent de l’eau, sans maillots… 

Nous ne pouvons regarder nulle part sans rougir, il y a des culs-nus partout (et encore si ce n’était que des culs…). Et toujours pas les plus agréables à regarder.
Nous réussissons quand même à trouver un petit endroit calme dans les dunes, pour éviter d’avoir une vision périphérique de culs-nus.

Bon à savoir donc : sur les plages du sud de Fuerteventura, le port du maillot est loin d’être obligatoire, c’est noté !

Un autre jour, une autre plage, au nord de l’île cette fois, encore quelques vieux culs-nus, au milieu des familles. Un homme joue dans l’eau avec ses trois enfants d’une dizaine d’année, ils sont tous nus.
C’est donc coutume locale et cela ne choque personne. Culs-nus et culs-maillotés cohabitent sur toutes les plages.

A force, nous nous y sommes habituées et une deuxième visite d’une plage du sud, avec dunes pour se dissimuler un peu, nous a fait adopter les coutumes locales : de la crème sur les parties toutes blanches et c’est parti pour la liberté ! 

<Mode avec ou sans maillot off>

dimanche 21 octobre 2012

Panique de dernière minute



<Mode glandeuse ratée on>

Une semaine de vacances approchait. Dans trois semaines. Et rien de planifié à l’horizon. Normal pour cette semaine, nous avions choisi de tester le « last minute ». 

Il était donc temps de choisir une destination parmi les offres du site pour personnes à l’arrache.
Fuerteventura, une île des Canaries, au large du Maroc, eut notre préférence. Pour son prix évidemment et surtout pour le soleil qu’elle ne manquerait pas de nous apporter (espérions-nous).
Parfaite pour combler notre besoin de vitamines D, notre envie de nous prélasser au soleil, notre impatience à glander, autant dans la préparation du voyage que pendant les jours sur place. 

Chambre avec terrasse dans hôtel avec piscine, épicerie, restaurant et tout le toutim de ces palaces-clubs, le tout proche de la capitale selon une carte que nous avons regardée furtivement : nous avons validé.

Trois semaines plus tard, après avoir regardé sur internet au dernier moment (c’était le thème) le terminal duquel nous sommes censés partir, nous montons dans l’avion. 

Première découverte : nous faisons une escale à Marseille.

Deuxième découverte : nous sommes entourés de personnes âgées (ou du moins bien plus âgées que nous) qui sont visiblement toutes parties ensemble ou presque, dans un de ces voyages organisés (qui me font un peu vomir).

Troisième découverte : la compagnie Travel Services n’offre ni à manger, ni à boire, pour un vol de 6h. Il faut payer. Que nenni, nous ne paieront pas, nous mourrons de faim après avoir partagé la seule pomme qui se trouve dans mon sac.

Quatrième découverte : après vue depuis le hublot, nous allons atterrir sur une île déserte, peuplée de quelques ilots balnéaires parsemés.

Cinquième découverte : nous sommes logés dans une autre ville que celle prévue. En fait ce n’est même pas une ville, c’est un regroupement d’hôtels, d’appartements et de rues, avec rien à quelques kilomètres à la ronde. Pour y aller nous prenons un bus qui ne passe que toutes les demi-heures. 

Sixième découverte : ce n’est pas une chambre, mais un petit appartement que nous avons loué. Il y a un salon et même une petite cuisine.

Septième découverte : dans la chambre, pas de lits doubles mais des lits jumeaux. ARGH.

Huitième découverte : comme nous mourrons de faim, nous allons acheter de quoi se sustenter à la petite épicerie de l’hôtel : c’est hors de prix, même pour des prix parisiens.

Après tant de surprises, c’est la panique à bord : nous sommes coincés sur un îlot, sans plage, ni magasins raisonnables, ni restaurants abordables avant des kilomètres. C’est bien trop pour nous, même si nous nous étions prévus une semaine de farniente au bord de la piscine. 

Finalement les vacances type club, au bord de la piscine à manger les mauvaises frites de l’hôtel, au milieu de cars de voyages organisés, ce n’est vraiment pas pour nous.

A peine nos habits de soleil enfilés, nous avons donc couru prendre un bus, retour à l’aéroport, pour louer une voiture pour la semaine et nous sommes partis à la découverte de l’île.

La glande, ça sera pour plus tard !

<Mode glandeuse ratée off>

mercredi 10 octobre 2012

Histoire de ballon

 <Mode sportive responsable on>

Il y a pas loin de 8 ans : j’ai arrêté.
Il y a environ 4 ans : j’ai dit je m’y remets.
I y a 2 jours : je m’y suis remise.

Il aura fallu un peu de temps et beaucoup de motivation mais j’ai enfin réussi. Je me suis inscrite dans une équipe de basket !

Une équipe loisir pour recommencer doucement après 8 ans sans avoir touché un ballon. 

Dès les inscriptions ce n’était pas gagné. Il a fallu que je harcèle le président du club pour qu’il daigne m’envoyer les papiers. Mais j’ai tenu bon. Et j’ai tout renvoyé consciencieusement, papiers, chèque, photo d’identité. Il a ensuite fallu fouiner sur le site, être à l’affut de l’information. Et un jour, je l’ai vu : 

« Les entrainements loisirs féminins recommencent le lundi 8 ».
Yeah !

 Lundi 8 donc, je vais au gymnase, le ventre serré comme un jour de rentrée. C’est un jour de rentrée. 
Une fille attend devant le gymnase, je lui demande si elle est là pour l’entrainement. Oui mais le gymnase est fermé.
Quelques minutes plus tard, un homme arrive et nous ouvre. Il nous annonce qu’il faut une responsable pour la soirée. C. (j’ai appris son prénom entre temps) ne dit pas un mot, baisse la tête, regarde ailleurs, a l’air occupée dans sa tête, comme en 4ème quand le prof d’anglais cherchait quelqu’un pour donner la réponse. Je suis désignée responsable. Il me montre les vestiaires, m’explique comment baisser les panneaux, allumer les lumières, fermer le gymnase,…
Entre temps, deux autres filles arrivent. Bien joué d’arriver juste un peu en retard pour éviter la corvée de responsable de la salle !
 On apprend ensuite qu’il faut s’auto-coacher. Ils n’ont pas assez d’effectif pour mettre un entraîneur à l’équipe loisir, délaissée au profit des équipes en championnat. L’arnaque !
Et c’est parti pour un entraînement de 2 heures, à 4 nouvelles, débutantes ou anciennes joueuses depuis longtemps, sans coach. 

Heureusement les filles sont sympas. Les exercices de la session s’enchaînent tant bien que mal, de manière peu orthodoxe mais l’essentiel est là : on s’amuse et on transpire !

A la fin, je me rends compte que je ne serai pas là la semaine d’après pour (bonne) cause de vacances. Je refile donc les clés et la responsabilité à L. Merci les vacances !

Conclusion : rentrée validée, à dans 2 semaines !

<Mode sportive responsable off>

dimanche 7 octobre 2012

Mon nouveau jouet



<Mode trottineuse on>

Ca faisait un moment que je me disais régulièrement : ce chemin est trop long, quand est-ce qu’on arrive ? 

Mes copains, ayant entendu cet appel au secours, ont bien compris le message et m’ont offert une super trottinette ! 

Hé mais c’est pour les enfants !

Et non, mauvaises langues, c’est une trotti pour adulte avec un grand guidon et un large repose-pied, de ceux qui peuvent supporter même les chaussures à talons !

J’avais déjà fait un petit test maladroit pour aller à la boulangerie, sans être très à l’aise cependant.

Et ce matin, c’est à l’épreuve du marché du dimanche que j’ai soumis Trotti. Le marché, à 15 minutes à pied, se rapproche à 5 petites minutes de la maison, quel bonheur !
Certes au milieu de la foule du marché l’engin n’est pas des plus maniables, j’ai dû en descendre. Mais c’est tout de même en mode service express que j’ai ramené pain chaud, croissants, et fruits frais à la maison.

Et une des qualités de Trotti c’est de me rendre intéressante !
Mes voisins dans l’ascenseur : « ah ça trottine, ça trottine… »
Mes voisins n’ont pas encore compris que Trotti était aussi un mode de transport pour adulte alors ils me parlent comme à une enfant… A moins que ça ne soit ma frange ?!

En tous cas, je ne la rends pas, Trotti est mon nouveau jouet préféré et en plus avec elle, je suis rapide comme l’éclair !

Et comme c’est quand même une habitude qui commence à se faire connaitre, je croise plein de gens en trottinette, on se fait signe, tel des motards (juste un sourire en fait car il peut être dangereux de lever la main…).

Attention les piétons, la communauté des trotti débarque ! Et vous, allez-vous vous mettre à la page ?!

<Mode trottineuse off>