dimanche 21 octobre 2012

Panique de dernière minute



<Mode glandeuse ratée on>

Une semaine de vacances approchait. Dans trois semaines. Et rien de planifié à l’horizon. Normal pour cette semaine, nous avions choisi de tester le « last minute ». 

Il était donc temps de choisir une destination parmi les offres du site pour personnes à l’arrache.
Fuerteventura, une île des Canaries, au large du Maroc, eut notre préférence. Pour son prix évidemment et surtout pour le soleil qu’elle ne manquerait pas de nous apporter (espérions-nous).
Parfaite pour combler notre besoin de vitamines D, notre envie de nous prélasser au soleil, notre impatience à glander, autant dans la préparation du voyage que pendant les jours sur place. 

Chambre avec terrasse dans hôtel avec piscine, épicerie, restaurant et tout le toutim de ces palaces-clubs, le tout proche de la capitale selon une carte que nous avons regardée furtivement : nous avons validé.

Trois semaines plus tard, après avoir regardé sur internet au dernier moment (c’était le thème) le terminal duquel nous sommes censés partir, nous montons dans l’avion. 

Première découverte : nous faisons une escale à Marseille.

Deuxième découverte : nous sommes entourés de personnes âgées (ou du moins bien plus âgées que nous) qui sont visiblement toutes parties ensemble ou presque, dans un de ces voyages organisés (qui me font un peu vomir).

Troisième découverte : la compagnie Travel Services n’offre ni à manger, ni à boire, pour un vol de 6h. Il faut payer. Que nenni, nous ne paieront pas, nous mourrons de faim après avoir partagé la seule pomme qui se trouve dans mon sac.

Quatrième découverte : après vue depuis le hublot, nous allons atterrir sur une île déserte, peuplée de quelques ilots balnéaires parsemés.

Cinquième découverte : nous sommes logés dans une autre ville que celle prévue. En fait ce n’est même pas une ville, c’est un regroupement d’hôtels, d’appartements et de rues, avec rien à quelques kilomètres à la ronde. Pour y aller nous prenons un bus qui ne passe que toutes les demi-heures. 

Sixième découverte : ce n’est pas une chambre, mais un petit appartement que nous avons loué. Il y a un salon et même une petite cuisine.

Septième découverte : dans la chambre, pas de lits doubles mais des lits jumeaux. ARGH.

Huitième découverte : comme nous mourrons de faim, nous allons acheter de quoi se sustenter à la petite épicerie de l’hôtel : c’est hors de prix, même pour des prix parisiens.

Après tant de surprises, c’est la panique à bord : nous sommes coincés sur un îlot, sans plage, ni magasins raisonnables, ni restaurants abordables avant des kilomètres. C’est bien trop pour nous, même si nous nous étions prévus une semaine de farniente au bord de la piscine. 

Finalement les vacances type club, au bord de la piscine à manger les mauvaises frites de l’hôtel, au milieu de cars de voyages organisés, ce n’est vraiment pas pour nous.

A peine nos habits de soleil enfilés, nous avons donc couru prendre un bus, retour à l’aéroport, pour louer une voiture pour la semaine et nous sommes partis à la découverte de l’île.

La glande, ça sera pour plus tard !

<Mode glandeuse ratée off>

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